Football, Equipe de France, Match amical, Bosnie-Herzégovine - France, Retour
Emmanuel Quintin, Sport24.com
Encore un peu juste physiquement, l'équipe de France a assuré l'essentiel en s'imposant en Bosnie mercredi (1-2). Sur la lancée de leur Coupe du Monde, les Bleus se sont sortis du piège bosniaque grâce à leur collectif et une belle solidarité. Rassurant avant les éliminatoires de l'Euro.
L'état d'esprit du Mondial
L'équipe de France a fait mieux qu'il y a deux ans. Pour la première de Raymond Domenech à la tête des A, les Bleus avaient concédé le nul (1-1) à Rennes en août 2004. Toujours dans ce contexte estival et amical (à part peut-être pour Barbarez dans tous les mauvais coups mercredi soir) et face au même adversaire bosniaque, les vice-champions du monde ont cette fois gagné (2-1) dans les derniers instants grâce à un but du petit nouveau Julien Faubert. Un succès qui fait du bien mais qui a également confirmé que ces matches de reprise, avec des joueurs à court de condition voire même à court de préparation, ne sont pas les plus à même d'offrir du spectacle aux amateurs de ballon rond. Et des enseignements à un sélectionneur. Mais comme cette rencontre est la seule avant d'entamer les qualifications de l'Euro 2008, Raymond Domenech a tout de même tiré quelques leçons de cette partie. La première est évidente : les Bleus ne sont pas encore au point physiquement. Sur les onze joueurs de départ, six disputaient à Sarajevo leur première rencontre de la saison (Gallas, Boumsong, Abidal, Vieira, Henry et Saha). Que les Bleus aient manqué de rythme et de coffre est donc logique.
En revanche, le sélectionneur national a pu constater avec satisfaction que l'état d'esprit de la Coupe du Monde était toujours présent. Menés au score, bousculés et provoqués dans une ambiance hostile, les partenaires du nouveau capitaine, Patrick Vieira, sont restés concentrés, solidaires et en ont été récompensés en fin de partie. «J'ai trouvé intéressantes l'envie et la solidarité manifestées par les joueurs. Les bases de la Coupe du Monde sont encore là, c'est bien», notait Raymond Domenech. «On peut penser qu'on aura toujours une équipe compacte, comme on l'a eu encore ce soir. On est restés solidaires. La combativité dont nous avons fait preuve ce soir (Ndlr : mercredi soir) nous servira en Géorgie. L'ambiance était chaude, il y avait des provocations. Mais on a su garder la tête froide», soulignait William Gallas, auteur de son 2e but en Bleu la veille de son anniversaire. En somme, comme le résume parfaitement Patrick Vieira, l'équipe de France a fait «un match sérieux.» A l'heure actuelle, c'est la seule chose qu'on lui demandait.
Les Bordelais marquent des points
Pour le reste, ce voyage en Bosnie aura permis de voir ou revoir de nouvelles têtes sous le maillot des A. Absent de la sélection depuis le 31 mai 2005 et une match amical face à la Hongrie à Metz, Rio Antonio Mavuba a livré une belle copie sur la pelouse du Stade Olympique de Sarajevo. Profitant des deux matches de Ligue 1 déjà joués avec Bordeaux, le milieu de terrain girondin, très en jambes, a couvert beaucoup de terrain pour récupérer un maximum de ballons. Loin du jeune homme timoré lancé dans le grand bain contre l'Eire en octobre 2004, l'ancien capitaine des Espoirs a montré qu'on pourrait compter sur lui à l'avenir. «Je me suis bien senti. Avec Patrick Vieira, on s'est très vite bien trouvé. Tout le monde m'a bien parlé, m'a mis en confiance. C'est le résultat des trois jours qu'on a passé ensemble (...) Si Claude Makelele ne revient pas, je ferai tout pour gagner mes galons de titulaire», clamait-il après la partie. Julien Faubert, son coéquipier à Bordeaux, a lui aussi profité de cette escapade dans les Balkans pour marquer un but et des points aux yeux du sélectionneur. «C'est ce qu'il y a de mieux dans le football : première sélection, premier but », se réjouissait le milieu de terrain bordelais. «Je suis content pour Faubert, qui marque le but de la victoire. Cela prouve qu'il y a des jeunes de qualité et qu'on a eu raison de faire appel à eux», se félicitait pour sa part «l'ancien», William Gallas.
Désormais, les Bleus doivent déjà se tourner vers le mois de septembre et les deux premières rencontres de qualification pour l'Euro 2008 en Géorgie (le 2) et face à l'Italie (le 6). Des rencontres pour lesquelles Raymond Domenech espère convaincre Claude Makelele et Lilian Thuram de rempiler. «Les meilleurs du moment doivent être présents à tous les matches», indiquait le sélectionneur mercredi soir. «Ceux qui arrivent doivent montrer quelque chose pour prendre la place des anciens. Makelele reste sur une Coupe du Monde exceptionnelle. Donc s'il est opérationnel et s'il en a toujours envie, pour le moment il est encore devant», rappelait-il en répondant à une question sur la prestation de Mavuba. Les joueurs ont donc 15 jours devant eux pour travailler physiquement et reprendre le rythme de la compétition. Raymond Domenech, lui, a 15 jours pour trouver les mots qui convaincront Makelele et Thuram de continuer leur carrière en Bleu.
Emmanuel Quintin, Sport24.com
Encore un peu juste physiquement, l'équipe de France a assuré l'essentiel en s'imposant en Bosnie mercredi (1-2). Sur la lancée de leur Coupe du Monde, les Bleus se sont sortis du piège bosniaque grâce à leur collectif et une belle solidarité. Rassurant avant les éliminatoires de l'Euro.
L'état d'esprit du Mondial
L'équipe de France a fait mieux qu'il y a deux ans. Pour la première de Raymond Domenech à la tête des A, les Bleus avaient concédé le nul (1-1) à Rennes en août 2004. Toujours dans ce contexte estival et amical (à part peut-être pour Barbarez dans tous les mauvais coups mercredi soir) et face au même adversaire bosniaque, les vice-champions du monde ont cette fois gagné (2-1) dans les derniers instants grâce à un but du petit nouveau Julien Faubert. Un succès qui fait du bien mais qui a également confirmé que ces matches de reprise, avec des joueurs à court de condition voire même à court de préparation, ne sont pas les plus à même d'offrir du spectacle aux amateurs de ballon rond. Et des enseignements à un sélectionneur. Mais comme cette rencontre est la seule avant d'entamer les qualifications de l'Euro 2008, Raymond Domenech a tout de même tiré quelques leçons de cette partie. La première est évidente : les Bleus ne sont pas encore au point physiquement. Sur les onze joueurs de départ, six disputaient à Sarajevo leur première rencontre de la saison (Gallas, Boumsong, Abidal, Vieira, Henry et Saha). Que les Bleus aient manqué de rythme et de coffre est donc logique.
En revanche, le sélectionneur national a pu constater avec satisfaction que l'état d'esprit de la Coupe du Monde était toujours présent. Menés au score, bousculés et provoqués dans une ambiance hostile, les partenaires du nouveau capitaine, Patrick Vieira, sont restés concentrés, solidaires et en ont été récompensés en fin de partie. «J'ai trouvé intéressantes l'envie et la solidarité manifestées par les joueurs. Les bases de la Coupe du Monde sont encore là, c'est bien», notait Raymond Domenech. «On peut penser qu'on aura toujours une équipe compacte, comme on l'a eu encore ce soir. On est restés solidaires. La combativité dont nous avons fait preuve ce soir (Ndlr : mercredi soir) nous servira en Géorgie. L'ambiance était chaude, il y avait des provocations. Mais on a su garder la tête froide», soulignait William Gallas, auteur de son 2e but en Bleu la veille de son anniversaire. En somme, comme le résume parfaitement Patrick Vieira, l'équipe de France a fait «un match sérieux.» A l'heure actuelle, c'est la seule chose qu'on lui demandait.
Les Bordelais marquent des points
Pour le reste, ce voyage en Bosnie aura permis de voir ou revoir de nouvelles têtes sous le maillot des A. Absent de la sélection depuis le 31 mai 2005 et une match amical face à la Hongrie à Metz, Rio Antonio Mavuba a livré une belle copie sur la pelouse du Stade Olympique de Sarajevo. Profitant des deux matches de Ligue 1 déjà joués avec Bordeaux, le milieu de terrain girondin, très en jambes, a couvert beaucoup de terrain pour récupérer un maximum de ballons. Loin du jeune homme timoré lancé dans le grand bain contre l'Eire en octobre 2004, l'ancien capitaine des Espoirs a montré qu'on pourrait compter sur lui à l'avenir. «Je me suis bien senti. Avec Patrick Vieira, on s'est très vite bien trouvé. Tout le monde m'a bien parlé, m'a mis en confiance. C'est le résultat des trois jours qu'on a passé ensemble (...) Si Claude Makelele ne revient pas, je ferai tout pour gagner mes galons de titulaire», clamait-il après la partie. Julien Faubert, son coéquipier à Bordeaux, a lui aussi profité de cette escapade dans les Balkans pour marquer un but et des points aux yeux du sélectionneur. «C'est ce qu'il y a de mieux dans le football : première sélection, premier but », se réjouissait le milieu de terrain bordelais. «Je suis content pour Faubert, qui marque le but de la victoire. Cela prouve qu'il y a des jeunes de qualité et qu'on a eu raison de faire appel à eux», se félicitait pour sa part «l'ancien», William Gallas.
Désormais, les Bleus doivent déjà se tourner vers le mois de septembre et les deux premières rencontres de qualification pour l'Euro 2008 en Géorgie (le 2) et face à l'Italie (le 6). Des rencontres pour lesquelles Raymond Domenech espère convaincre Claude Makelele et Lilian Thuram de rempiler. «Les meilleurs du moment doivent être présents à tous les matches», indiquait le sélectionneur mercredi soir. «Ceux qui arrivent doivent montrer quelque chose pour prendre la place des anciens. Makelele reste sur une Coupe du Monde exceptionnelle. Donc s'il est opérationnel et s'il en a toujours envie, pour le moment il est encore devant», rappelait-il en répondant à une question sur la prestation de Mavuba. Les joueurs ont donc 15 jours devant eux pour travailler physiquement et reprendre le rythme de la compétition. Raymond Domenech, lui, a 15 jours pour trouver les mots qui convaincront Makelele et Thuram de continuer leur carrière en Bleu.
