Rafael Nadal remporte son deuxième Roland-Garros
Promise depuis le début du tournoi, la finale entre le tenant du titre et le Suisse Roger Federer a longtemps manqué d'intensité avant de tourner à l'avantage de l'Espagnol, invaincu porte d'Auteuil.
La « finale rêvée » a donc accouché du vainqueur habituel. Comme l'an dernier, Rafael Nadal a gagné. Il a battu Roger Federer comme en demi-finale de Roland-Garros l'an dernier, comme en finale à Monte-Carlo et à Rome cette année. Non seulement il poursuit sa série de victoires consécutives sur terre battue, mais il en est maintenant à quatorze victoires et zéro défaite à Roland-Garros, puisqu'il n'a participé au tournoi que deux fois et qu'il a gagné les deux fois
Cette issue était imprévisible en début de match. Federer jouait très bien, avec une longueur de balle incroyable et cette agressivité qui, selon tous les spécialistes, représentait sa seule chance de déborder l'Espagnol. Le Suisse fit le break d'entrée, mena 3-0 puis 5-0 et gagna 6-1 la première manche en 37 minutes. C'était bien parti. Mais Federer commit rapidement un péché d'orgueil. Après que Nadal eut gagné le premier jeu du deuxième set, le Suisse mena 40-0 sur son service et on crut même qu'il venait d'égaliser à 1-1, quand une balle de l'Espagnol fut annoncée faute. Mais, avec un fair-play ostentatoire, Federer annonça, alors que Nadal ne réclamait rien, que la balle était en fait bonne. On rejoua le point, l'Espagnol le gagna, les suivants aussi, et c'est lui qui mena cette fois 2-0, serrant pour la première fois le poing pour s'encourager après ce break inespéré. Un épisode du même ordre était arrivé l'année précédente à Andy Roddick. Il avait tenu à remettre une balle de match qu'il avait gagnée dans un match qu'il dominait et, en définitive, il le perdit. Là aussi, le match avait tourné. Après avoir toutefois fait venir à 3-0 un soigneur qu'on n'allait plus revoir, Nadal remporta ce set 6-1 en une demi-heure. On en était à un set partout sans que l'on puisse dire que le match était disputé. Ça allait très vite et Federer avait perdu son jeu.
Statistiques.
Pour la première fois, dans la troisième manche, on atteignit le score de 1-1. Et même 2-2, puisque Nadal remonta de 0-40 et sauva même une quatrième balle de break contre lui. A 2-1, 40-40 sur le service de l'Espagnol, on comprit comme le Suisse regrettait d'avoir fait le joli coeur dans la manche précédente. Car, cette fois-ci, il prétendit qu'était faute un service annoncé comme un ace. L'arbitre descendit vérifier la marque et Federer dut admettre qu'on donne effectivement le point à son adversaire. Il perdait son propre service derrière et ne remontait jamais. Son revers le lâchait aussi spectaculairement que lors du début de son match contre David Nalbandian. Au bout de 2 h 05, Nadal menait deux sets à un. Le Suisse, qui n'avait fait que 3 fautes dites directes dans la première manche, en était maintenant à 37, tandis que l'Espagnol, qui en avait fait 12 dans le set initial, n'avait atteint qu'un total de 18, deux manches plus tard. Les statistiques, parfois, expliquent bien des choses.
Hugolien.
On craignit un moment que la quatrième manche tourne à la correction. Nadal breaka immédiatement et sans histoire, Federer ne marquant qu'un unique point dans les deux premiers jeux. On en arriva à 5-4 pour Nadal, service à suivre, et il n'avait jusqu'alors perdu que quatre points en quatre jeux sur son engagement. A 30-30, Federer gagna un point à la Nadal, c'est-à-dire après une défense extraordinaire, et, au lieu de jouer une balle de match contre lui, il avait une possibilité de débreaker. Il la saisit. Il semblait bien qu'une fois de plus, hugoliennement, l'espoir et le combat aient respectivement changé de camp et d'âme. On atteignit le jeu décisif où le Suisse fut une nouvelle fois décevant, n'y marquant que quatre points.
Vingt-sept victoires.
En 3 h 02, Nadal s'était donc imposé 1-6, 6-1, 6-4, 7-6 (7/4). Après vingt-sept victoires consécutives lors des tournois du Grand Chelem, le tenant du titre de Wimbledon, de l'US Open et de l'Open d'Australie échouait à une victoire du mythique Grand Chelem réalisé seulement par Rod Laver (en 1969) durant toute l'ère Open. C'est dommage pour lui mais, sur ce match, c'est mérité.
Promise depuis le début du tournoi, la finale entre le tenant du titre et le Suisse Roger Federer a longtemps manqué d'intensité avant de tourner à l'avantage de l'Espagnol, invaincu porte d'Auteuil.
La « finale rêvée » a donc accouché du vainqueur habituel. Comme l'an dernier, Rafael Nadal a gagné. Il a battu Roger Federer comme en demi-finale de Roland-Garros l'an dernier, comme en finale à Monte-Carlo et à Rome cette année. Non seulement il poursuit sa série de victoires consécutives sur terre battue, mais il en est maintenant à quatorze victoires et zéro défaite à Roland-Garros, puisqu'il n'a participé au tournoi que deux fois et qu'il a gagné les deux fois
Cette issue était imprévisible en début de match. Federer jouait très bien, avec une longueur de balle incroyable et cette agressivité qui, selon tous les spécialistes, représentait sa seule chance de déborder l'Espagnol. Le Suisse fit le break d'entrée, mena 3-0 puis 5-0 et gagna 6-1 la première manche en 37 minutes. C'était bien parti. Mais Federer commit rapidement un péché d'orgueil. Après que Nadal eut gagné le premier jeu du deuxième set, le Suisse mena 40-0 sur son service et on crut même qu'il venait d'égaliser à 1-1, quand une balle de l'Espagnol fut annoncée faute. Mais, avec un fair-play ostentatoire, Federer annonça, alors que Nadal ne réclamait rien, que la balle était en fait bonne. On rejoua le point, l'Espagnol le gagna, les suivants aussi, et c'est lui qui mena cette fois 2-0, serrant pour la première fois le poing pour s'encourager après ce break inespéré. Un épisode du même ordre était arrivé l'année précédente à Andy Roddick. Il avait tenu à remettre une balle de match qu'il avait gagnée dans un match qu'il dominait et, en définitive, il le perdit. Là aussi, le match avait tourné. Après avoir toutefois fait venir à 3-0 un soigneur qu'on n'allait plus revoir, Nadal remporta ce set 6-1 en une demi-heure. On en était à un set partout sans que l'on puisse dire que le match était disputé. Ça allait très vite et Federer avait perdu son jeu.
Statistiques.
Pour la première fois, dans la troisième manche, on atteignit le score de 1-1. Et même 2-2, puisque Nadal remonta de 0-40 et sauva même une quatrième balle de break contre lui. A 2-1, 40-40 sur le service de l'Espagnol, on comprit comme le Suisse regrettait d'avoir fait le joli coeur dans la manche précédente. Car, cette fois-ci, il prétendit qu'était faute un service annoncé comme un ace. L'arbitre descendit vérifier la marque et Federer dut admettre qu'on donne effectivement le point à son adversaire. Il perdait son propre service derrière et ne remontait jamais. Son revers le lâchait aussi spectaculairement que lors du début de son match contre David Nalbandian. Au bout de 2 h 05, Nadal menait deux sets à un. Le Suisse, qui n'avait fait que 3 fautes dites directes dans la première manche, en était maintenant à 37, tandis que l'Espagnol, qui en avait fait 12 dans le set initial, n'avait atteint qu'un total de 18, deux manches plus tard. Les statistiques, parfois, expliquent bien des choses.
Hugolien.
On craignit un moment que la quatrième manche tourne à la correction. Nadal breaka immédiatement et sans histoire, Federer ne marquant qu'un unique point dans les deux premiers jeux. On en arriva à 5-4 pour Nadal, service à suivre, et il n'avait jusqu'alors perdu que quatre points en quatre jeux sur son engagement. A 30-30, Federer gagna un point à la Nadal, c'est-à-dire après une défense extraordinaire, et, au lieu de jouer une balle de match contre lui, il avait une possibilité de débreaker. Il la saisit. Il semblait bien qu'une fois de plus, hugoliennement, l'espoir et le combat aient respectivement changé de camp et d'âme. On atteignit le jeu décisif où le Suisse fut une nouvelle fois décevant, n'y marquant que quatre points.
Vingt-sept victoires.
En 3 h 02, Nadal s'était donc imposé 1-6, 6-1, 6-4, 7-6 (7/4). Après vingt-sept victoires consécutives lors des tournois du Grand Chelem, le tenant du titre de Wimbledon, de l'US Open et de l'Open d'Australie échouait à une victoire du mythique Grand Chelem réalisé seulement par Rod Laver (en 1969) durant toute l'ère Open. C'est dommage pour lui mais, sur ce match, c'est mérité.